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Nos vies (im)mobiles en 2040

6 février 2021Futurs, Mobilités

(41e Rencontre) – Le cycle urbain, ouvert dans la seconde moitié du XXe siècle, s’est largement appuyé sur une promesse de liberté autour de l’automobile, son énergie peu chère, et des infrastructures rapides (autoroutes, TGV, …).

Mais cette étape se termine brutalement par une crise climatique et sur le désenchantement de la voiture (coût, temps perdu…). Parallèlement, les impératifs relatifs à la décarbonation de la société et à la rationalisation de la consommation d’espace se multiplient et se traduisent désormais dans les objectifs et textes de lois : ZAN, stratégie bas carbone…
Dans ce contexte, trois nouvelles utopies semblent devoir se substituer à la mobilité généralisée : l’ubiquité digitale ; le localisme et la démobilité.

Le localisme, la décroissance et la limitation de la consommation de ressources finies apparaissent comme les conditions nécessaires pour répondre aux enjeux climatiques. Ces utopies se traduisent par exemple dans le « flygskam », la priorité à la consommation locale, la baisse des vitesses et la notion de ville de proximité. D’apparence contradictoires, ces deux utopies concourent à privilégier une baisse de la mobilité, ou à tout le moins des distances, et une nouvelle organisation des espaces, que ce soit par la diminution des effets de métropolisation ou un nouveau partage de l’espace public.

Source : Balades Sonores | Ep 3 I Nos vies (im)mobiles en 2040 | Ausha

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