
(Usbek & Ricca) – Face aux crises contemporaines, la résilience est souvent invoquée comme réponse rassurante, comme refuge. Anaïs Cario, chercheuse à l’Institut de Chimie de la Matière Condensée de Bordeaux (CNRS), en propose une autre lecture. En s’appuyant sur l’étude des micro-organismes vivant dans les environnements extrêmes, elle interroge le coût de cette résilience, et par là nos injonctions à « tenir » dans un monde instable.